Les programmes de reconquête de la qualité de l'eau en baie de Douarnenez / Les marées vertes / Les marées vertes en baie de Douarnenez Mise à jour le
30/07/2017

En Baie de Douarnenez, l’existence de proliférations d’algues vertes, à priori correspondant à des ulves, d’ampleur limitée, est repérable dès 1952, sur des photographies aériennes de l’IGN. Le phénomène s’est accentué dans le temps et les premiers ramassages d’ulves échouées pendant l’été débutent en 1980 sur plusieurs communes littorales. Chaque année, une moyenne de 6000 m3 d’algues vertes est ramassée sur le territoire du bassin versant du Porzay (variation inter-annuelle de 3000 à 14 000 m3). Les algues se développent de juin à septembre, quand l’intéraction des facteurs est favorable. En début de saison, l’espèce d’ulve la plus représentée sur la baie de Douarnenez est Ulva rotundata. Puis, à partir de fin juillet, Ulva armoricana est présente entre 30 et 90 %.

 

Les caractéristiques géomorphologiques et courantologiques de la baie de Douarnenez (milieu semi-fermé isolé par rapport aux masses d’eau extérieures, estran plat …), l’apport régulier de sels nutritifs par les cours d’eau, ainsi qu’un important stock de phosphore absorbé sur les sédiments marins, en font un site privilégié pour le développement et l’échouage des ulves. Par ailleurs, la prolifération d’ulves au large de la baie existe et constitue un stock offshore. Une étude menée par l’Ifremer et le Ceva, dans le cadre d’un programme européen Interreg, est actuellement en cours et devrait permettre d’améliorer les connaissances sur la répartition des stocks infra-littoraux.

 

Sur le bassin versant du Porzay, le phosphore est apporté à la fois par les rejets domestiques et par les activités agricoles. Les sources d’alimentation en azote sont les rejets domestiques et majoritairement les « excédents » des activités agricoles. Aussi, les « responsabilités » liées au développement des marées vertes sont partagées.

 

La lutte contre les algues vertes privilégie l’action sur la diminution des apports azotés en baie. En effet, dans les sites à marées vertes, le phosphore est toujours en excès par rapport aux besoins de la croissance des ulves. Ce qui n’est pas le cas de l’azote, qui est le facteur le plus rapidement limitant dans la croissance des algues vertes. Pour limiter la croissance des algues, les efforts vont donc se porter prioritairement sur une réduction significative des apports d’azote dans la baie.

Le centre d'étude et de valorisation des algues (CEVA) est missionné depuis plusieurs années par les instances publiques, pour étudier le phénomène des marées vertes et suivre son évolution sur les côtes bretonnes.

Le site internet du CEVA (http://www.ceva.fr/fre/MAREES-VERTES) présente les informations générales sur le phénomène de marée verte en Bretagne, ses caractérisations, ses causes, les outils et méthodes mis en place pour le suivre, les résultats de ces suivis.

Les documents ci-téléchargeables sont issus des missions de suivi réalisées par le CEVA dans le cadre des programmes PROLITTORAL et Grand Projet 5.

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